Nouvelle loi trottinettes électriques : ce qu’il faut savoir en 2025

L’âge minimum pour conduire une trottinette électrique sera relevé à 16 ans dès janvier 2025, alors qu’il reste fixé à 12 ans pour les vélos électriques. Les infractions liées au port du casque, auparavant tolérées, seront désormais sanctionnées par une amende forfaitaire de 135 euros, sans avertissement préalable. Les modèles dépassant 25 km/h feront l’objet d’une interdiction totale de circulation, même sur voies privées ouvertes au public.Les fabricants devront adapter tous les nouveaux modèles à des normes de sécurité renforcées, incluant des dispositifs de freinage obligatoires sur les deux roues et un éclairage actif en journée. Un contrôle technique annuel sera imposé pour les flottes en libre-service.

Ce qui change vraiment pour les trottinettes électriques en 2025

2025 sonne l’heure d’une nouvelle ère pour la trottinette électrique en France. La réglementation s’épaissit, les contrôles se multiplient et les marges de liberté, autrefois larges, se resserrent. Atteindre ou dépasser les 25 km/h sur la voie publique, même brièvement, expose désormais à un risque réel : saisie de l’engin, amende, rappel sévère à l’ordre. Flirter avec la limite, c’est jouer avec des conséquences immédiates.

Les obligations d’équipement prennent une ampleur inhabituelle : feux avant et arrière, catadioptres, avertisseur sonore, double freinage, gilet fluorescent la nuit… la liste s’allonge et peu de place subsiste pour l’approximation. On s’approche du niveau d’exigence encadrant déjà le vélo, avec une pression renforcée sur la conformité technique. Côté location, impossible pour les opérateurs de laisser traîner des engins mal stationnés : tout dispositif mal rangé doit disparaître du paysage urbain dans les plus brefs délais.

Le seuil d’âge est haussé à 16 ans, refermant la parenthèse des plus jeunes usagers. Pour les moins de 18 ans, le casque prend une nouvelle place centrale. Impossible aujourd’hui d’esquiver la souscription de la responsabilité civile, obligatoire et vérifiée pour particuliers comme pour services de location. Les contrôles ne laisseront aucune place à l’improvisation.

Sur la route, priorité absolue aux pistes cyclables. Lorsque la voirie ne le permet pas, seules les voies limitées à 50 km/h restent accessibles. Interdiction stricte de circuler sur les trottoirs, sauf si la mairie fait exception. Le stationnement sauvage, notamment à la sortie des gares ou aux arrêts de bus, conduira directement à la verbalisation. Le cadre se précise nettement, dans l’espoir d’apaiser la cohabitation entre cyclistes, piétons et amateurs de mobilité électrique légère.

Quelles obligations pour les utilisateurs et les fabricants ?

Jamais la règlementation des trottinettes électriques n’aura été aussi minutieuse pour les conducteurs comme pour les professionnels. Pour les plus jeunes, le casque n’est plus négociable. Chez les adultes, le message est clair : personne n’échappe longtemps à l’obligation. Feux, catadioptres, avertisseur, freins puissants, gilet fluorescent la nuit, tout manquement sera sanctionné sans appel.

Pour mieux s’y retrouver, voici les règles concrètes qui redessinent le quotidien des usagers et des entreprises :

  • Âge minimum désormais fixé à 16 ans dès le 1er janvier 2025, un cran au-dessus des précédentes exigences.
  • Assurance responsabilité civile obligatoire, quel que soit le mode d’utilisation ou de location.
  • BSR (Brevet de sécurité routière) : fort recommandé pour les jeunes qui souhaitent s’aventurer en ville, pour une circulation plus sereine et éclairée.

Les fabricants doivent suivre le rythme. Chaque modèle commercialisé en France mérite une attention stricte : conformité des feux, des signalisations, du freinage. Les sociétés de location ne font pas exception : elles sont tenues de géolocaliser chaque appareil et de les enlever des zones sensibles en cas de mauvais stationnement. Leur responsabilité ne se limite plus à la simple mise à disposition : en cas de défaut d’équipement ou d’assurance, elles sont désormais exposées.

La sécurité occupe le devant de la scène. Coudières, genouillères, gants ou protège-poignets font partie des équipements recommandés, surtout pour les utilisateurs les plus jeunes ou sur les chaussées piégeuses. Chacun, fabricant ou particulier, est invité à redoubler de prudence devant la multiplication des incidents sur la route.

Stationnement, circulation, équipements : à quoi faut-il s’attendre concrètement ?

La gestion des déplacements en trottinette électrique va connaître un changement de cap. Partout, priorité aux pistes cyclables. En dehors des villes, les voies vertes ou les routes à 50 km/h deviennent les seuls terrains de jeu légaux. Sur les trottoirs, la règle est connue : la présence y est bannie, sauf dérogation communale expressément signalée. Désormais, chaque écart expose à une sanction immédiate.

La vitesse reste strictement limitée à 25 km/h, même si, dans les secteurs affluents ou piétons, réduire l’allure est vivement conseillé. Sur les places, la prudence absolue s’impose : difficile d’imaginer rouler sans gêner, d’où la nécessité de s’adapter à chaque configuration urbaine.

Le stationnement change également de visage : seules les zones signalées par les municipalités sont autorisées. Oublier sa trottinette devant un site public ou à un arrêt de bus entraînera inévitablement une sanction. Les exploitants des flottes partagées sont désormais dans l’obligation de retirer rapidement tout engin oublié grâce à la géolocalisation de leur parc.

Pour circuler, oubliez l’approximation : feux avant et arrière, catadioptres, avertisseur sonore, freins efficaces, gilet la nuit… tout manquement sera remarqué lors du contrôle. Des mesures complémentaires sont possibles, chaque mairie gardant la liberté de renforcer la sécurité sur son territoire. Les modèles vendus et loués devront cocher toutes ces cases, sous peine de sanctions et de retraits du marché.

Homme en costume verrouillant scooter devant mairie

Sanctions et risques en cas de non-respect de la nouvelle loi

Franchir la ligne rouge, c’est s’exposer à une réponse immédiate. Prendre le trottoir sans y être autorisé reviendra à 135 €, avec confiscation possible de la trottinette sur place. Dépasser les 25 km/h, volontairement ou par modification, fait grimper l’amende de 35 € à 1 500 €. Les accessoires obligatoires manquent ? Les sanctions, elles, tombent de 11 à 35 €, selon l’équipement oublié.

Transporter un autre passager, manipuler son téléphone ou porter des écouteurs en roulant, c’est aussi 35 € ou 135 €, pas de traitement de faveur. Et ne pas assurer sa trottinette ? L’addition peut dépasser les 3 700 €. Ce tour de vis réglementaire s’explique par la hausse des accidents, de plus en plus suivis et analysés par les acteurs institutionnels. Campagnes d’affichage et actions de sensibilisation se multiplient, notamment auprès des plus jeunes, pour rappeler la nécessité de respecter la loi et d’adopter de bons réflexes au quotidien.

Rester dans les clous, c’est préserver cette liberté de déplacement sans se retrouver cloué sur place. Les nouvelles règles sonnent presque comme une mise à l’épreuve : la trottinette électrique garde une place dans la ville, à condition d’en maîtriser chaque virage,légal et technique.

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